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Euromed Heritage 4 – Atelier sur « L’apprentissage »

(28-30 juin 2011, Beirut, Lebanon)
Apprentissage par la pratique : un avenir possible ?

L’apprentissage se définit essentiellement par la pratique d’un art sous la houlette d’un maître. Citons pour mémoire Michel-Ange,  apprenti de Ghirlandaio, et Raphaël, celui du Pérugin. L’apprentissage est également un processus de formation concomitant à une période d'emploi, préfigurant souvent la transmission d'un art sous sa forme originelle, de même qu’un moyen d'éducation régi par les lois institutionnelles de nombreux pays européens. En tant qu’activité professionnelle, il peut aussi représenter une source de revenus.

L'atelier ayant pour thème « L'apprentissage » a eu lieu du 28 au 30 juin 2011, à Beyrouth, au Liban, en partenariat avec la Metropolitan University de Londres et l'Académie libanaise des Beaux-arts, l’une et l’autre partenaires du projet Mare Nostrum, hôte de l’événement.

Pour être passionnant, le problème de l'apprentissage n’en demeure pas moins complexe car, bien qu’il soit légiféré dans de nombreux États européens, il n'existe au sein des pays partenaires méditerranéens à peu près aucune loi ou établissement afférent à cette forme d'éducation et – ou – de productivité. D’une façon générale, la notion d'apprentissage est en quelque sorte déconsidérée de part et d’autre de la Méditerranée avec, pour conséquence, nombre de maîtres et de compétences – encore prolifiques il y a trente ans, disparus ou en voie de disparition.

Outre aborder la question de l'apprentissage à l’aune des savoir-faire traditionnels, cet atelier a étudié sa corrélation avec le développement socio-économique.

Il a mis en exergue les connaissances et leur transmissibilité, la légitimation de l'expérience de vieux maîtres qui, en l’espèce, n’ont jamais suivi de formation formelle. Il a fait prendre conscience de la valeur de l'apprentissage comme moyen de diffusion de savoir-faire traditionnels, élaborés et transmis d’une génération à l’autre.

Cependant, cette formation en cours d'emploi ne consiste pas seulement en une expérience personnelle et culturelle, ou en une quelconque forme d'éducation : elle représente aussi une activité génératrice de revenus. Or, de nombreuses questions se posent, procédant de formation en matière d’apprentissage, option trop souvent délaissée au profit d'une éducation postsecondaire. C’est pourquoi un appui institutionnel –tout comme sa validation formelle – se révèle indispensable ; et que, dès lors, promotion et marketing apparaissent comme des facteurs clés, aptes à amener les jeunes à ce choix de carrière. Telles ont été les questions abordées au cours de l’atelier, sachant, tout bien considéré, que l'apprentissage peut offrir nombre d’avantages concurrentiels, tout comme un bien produit selon un mode traditionnel peut engendrer des retombées financières pour les économies locales, voire nationales.

L'atelier a rassemblé des représentants de projets émanant du programmeEuromed Héritage 4, des délégués de divers ministères de l'Éducation et de chambres de Commerce, mais également des partenaires de la Metropolitan University de Londres, ainsi que des spécialistes en matière d'apprentissage et de patrimoine, issus d’établissements, tels que l'Institut d’art islamique traditionnel et d’architecture de Jordanie, la Escuela Taller d’Espagne, l'École des arts et métiers de Tétouan et le Centre national d’études pour la conservation et la restaurations des biens culturels (ICCROM).

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